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UNE CAMPAGNE INTERNATIONALE LANCÉE CONTRE LES EXÉCUTIONS DE PRISONNIERS EN IRAN

CAMPAGNE-EXÉCUTIONS-DE-PRISONNIERS-EN-IRANDurant les 3 premiers mois de la présidence de Hassan Rouhani, 200 détenus, dont deux prisonniers politiques kurdes ont été exécutés et 7 autres récemment condamnés à mort. Depuis que le président iranien a pris ses fonctions en août dernier, on assiste à une spectaculaire augmentation des exécutions (200 depuis août 2013 et 278 depuis son élection en juin 2013).

Déjà, en octobre dernier, l’organisation International Campaign for Human Rights in Iran et le Iran Human Rights Documentation Center ont appelé ensemble à un memorandum d’urgence au sujet de l’accroissement dramatique de l’application des peines de mort : « Il est paradoxal que, dans le même temps où les relations entre l’Iran et la communauté internationale s’améliorent, le nombre des exécutions augmente en Iran. Beaucoup de ces prisonniers qui sont dans les couloirs de la mort sont soumis à des tortures, des confessions forcées et des procès irréguliers. Exiger l’arrêt de ces exécutions et le respect de la loi devrait être au sommet de l’ordre du jour dans le dialogue entre la communauté internationale et l’Iran. » (Mahmood Amiry-Moghaddam, porte-parole de Iran Human Rights.

Le 8 novembre, la Coalition mondiale contre la peine de mort a publié une déclaration condamnant ces exécutions « arbitraires » et appelé aussi la communauté internationale à inscrire en priorité dans leur agenda la question de la peine de mort en Iran.

En dehors des détenus condamnés pour « trafic de drogue »( la plupart étant tous, comme par hasard, ressortissants de minorités ethniques persécutées, comme les Baloutches ou les Arabes de l’Ahwaz), la majorité est composée de militants et de prisonniers politiques kurdes. Dans la dernière décade d’octobre, 40 personnes ont été ainsi pendues dans plusieurs villes du pays, et durant les seuls jours du 3 et 4 novembre, 12 prisonniers ont été exécutés. Parmi eux, Shirko Moarefi, un prisonnier politique kurde âgé de 34 ans, a été pendu le 4 novembre dans la prison de Saghez. Il avait été convaincu d’être un « ennemi de Dieu » le 1er novembre 2007 et, en raison des pressions internationales avait jusqu’ici échappé à l’application de sa sentence, confirmée le 14 novembre 2009 et le 1er mai 2011.

Dans la même prison de Saghez, un autre prisonnier politique, Mutelib Ehmedi aurait pris place à son tour dans la cellule qui prélude aux exécutions. Cinq détenus accusés de meurtre ont été de même exécutés à Kermanshah. La Haute Cour iranienne a récemment approuvé la condamnation à mort d’un autre Kurde, Mansur Arwend, détenu dans la prison d’Ourmia. Il avait été arrêté deux ans auparavant à Mahabad, et accusé d’appartenance à une organisation kurde. Son frère, Ismail Arwend, a confirmé que l’application de sa sentence pouvait survenir à tout moment, en indiquant aussi que l’avocat de son frère se trouvait subitement injoignable, avait changé le numéro de son portable et n’avait plus aucun contact avec la famille du détenu.

Revenant ainsi sur la pendaison simultanée de plusieurs Baloutches, le 26 octobre dernier, Florence Bellivier, la présidente de la Coalition mondiale contre la peine de mort, juge que « la peine de mort en Iran est souvent prononcée en violation des lois internationales ; dans ce cas (l’exécution des Baloutchis), aucune des garanties n’a été respectées, pas plus celles prévues par le droit international que celles ressortant des réglementations internes. » Quatre prisonniers arabes de la province de l’Ahwaz ont aussi été emmenés dans un lieu de détention secret, ce qui est toujours l’annonce d’une exécution imminente.

Des rapports émanant d’ONG locales indiquent que 12 prisonniers politiques kurdes sont actuellement menacés d’exécution imminente. Amnesty International insiste particulièrement sur le sort des deux Kurdes Zanyar et Loghman Moradi, dont la condamnation à la peine capitale a été prononcée en s’appuyant sur des confessions extorquées sous la torture, pour faire avouer aux deux prisonniers le meurtre du fils d’un imam de Mariwan, 2009, et la participation à de prétendues actions armées au sein d’une organisation kurde.

Ces exécutions ont provoqué l’indignation de l’opinion publique kurde et dans plusieurs villes du Kurdistan d’Iran, des manifestations ont eu lieu, toutes réprimées dans la violence. Ainsi, à Mariwan, le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) a attaqué, le 5 novembre, plusieurs personnes qui manifestaient dans le district de Sheirengewe et a procédé à des arrestations. Les manifestants portaient des pancartes rédigées en persan, en anglais et en kurde : « N’exécutez pas le Kurdistan ! ». Selon des témoins, l’armée s’est ensuite déployée dans les rues principales de la ville en empêchant les regroupements.

Des manifestations ont aussi eu lieu en dehors de l’Iran, d’abord à Van (Kurdistan de Turquie) et le 9 novembre au Kurdistan d’Irak, où le consulat iranien a été attaqué à coups de pierre à Erbil par un groupe de personnes qui s’étaient rassemblées devant le bâtiment pour protester contre les pendaisons. La police d’Erbil est rapidement intervenue. « La manifestation devait avoir lieu devant un parc, mais certains des protestataires ont changé le trajet du cortège et sont venus attaquer le consulat » a expliqué le chef de la police d’Erbil, Abdul Khaliq Tala’at au journal Basnews. « Nous avons arrêté un certain nombre de manifestants qui ont attaqué le consulat. »

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