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IRAN : GRÈVE DE LA FAIM DE 33 JOURS DANS LES PRISONS D’OURMIA

Le 20 novembre, 29 prisonniers politiques kurdes ont entamé une grève de la faim dans la prison d’Ourmia. L’un d’eux a été transféré dès la zindan-ormiyepremière semaine dans la prison de Mahabad : Il s’agit de Mansour Arvand, détenu politique condamné, attendant dans les « couloirs de la mort ». D’après Human Rights Activists News Agency (HRANA), qui a pu obtenir les témoignages d’autres prisonniers, Mansour Arvand a été emmené dans son nouveau lieu de détention menotté, les pieds enchaînés et aveuglé d’un sac sur la tête. D’autres prisonniers ont fait l’objet de « mesures disciplinaires » se traduisant par diverses brimades et humiliations. Ainsi, les détenus politiques de la 12ème section ont été, le jour des visites, dénudés et fouillés par les gardiens. Un autre prisonnier, Mohammad Abdullahi, devait être transféré du quartier des politiques à celui des meurtriers, mais les prisonniers s’y sont opposés.

La revendication majeure de ces détenus est précisément d’être séparés des droits communs (où un « politique » sera toujours en danger d’être soumis à la loi des bandes criminelles et mafieuses). Le piquant de l’affaire est que par ailleurs, ces mêmes prisonniers de droit commun (meurtriers ou trafiquants de drogue) transférés chez les politiques, ont eux aussi signé une requête collective pour être réintégrés dans la section correspondant à leurs crimes ou délits (peut-être parce qu’ils peuvent y bénéficier de la protection ou du soutien de leurs propres réseaux et peut-être de conditions de détention moins dures).

Deux semaines après le début de la grève, les autorités menaçaient toujours de transférer les grévistes dans la section des Narcotiques ou dans des villes éloignées, ou bien de voir s’accélérer les procédures d’application des peines de mort pour une dizaine d’entre eux. L’un des grévistes, Osman Moustafapour, a même été convoqué par le représentant du ministère du Renseignement, le 6 décembre, et un autre, Vali Afshari, par le chef des gardiens, afin de les persuader de mettre fin à cette grève. La santé des prisonniers a commencé de se détériorer et le 7 décembre, Alireza Rasooli a été admis à l’hôpital de la prison, en raison de son état de faiblesse. Mais il a refusé les injections de serum par intraveineuse, malgré la gravité de son état. La condition physique de plusieurs autres prisonniers est aussi critique. Il est à noter qu’Alireza Rasooli, atteint d’un cancer, a aussi entamé cette grève de la faim parce qu’on lui refuse des soins médicaux adéquats, et ce refus de soins est récurrent parmi les plaintes des détenus.

Parmi les grévistes, figure aussi l’avocat de certains d’entre eux, Masood Shamsnezhad, qui a fini par être arrêté par les autorités iraniennes pour « collaboration » avec ses clients, alors que sa licence d’avocat lui a été retirée en 2013, après son emprisonnement. En 2011, Masood Shamsnezhad s’était aussi porté candidat pour les élections parlementaires, mais le Conseil des Gardiens de la Révolution, chargé d’examiner les dossiers de tous les candidats afin de les autoriser à participer ou non aux élections, avait rejeté sa candidature. C’est deux ans plus tard, le 9 mai 2013, qu’il a été arrêté et emmené à la prison d’Ourmia accusé de propagande contre le régime (notamment pour avoir accordé plusieurs entretiens à des journaux kurdes à l’étranger), pour diffusion de « fausses informations » et appartenance à divers groupes d’opposition. On est sans nouvelle de certains détenus transférés, comme Salman Khalipour, envoyé à Kermanshan, détenu au secret et avec qui sa famille n’a plus aucun contact.

Le 18 décembre, le chef de la prison a promis aux détenus d’accéder à leurs demandes « une fois qu’ils auraient cessé leur grève » ce que ces derniers ont refusé. Le 21 décembre, au 32e jour de grève, les autorités iraniennes se sont montrées résolues à en finir avec le mouvement et des forces spéciales se sont déployées autour de la prison, prêtes à intervenir, à l’issue d’une rencontre entre le Conseil national suprême de la Sécurité, les services de renseignements (Itlaat), le Département de la police et le gouverneur d’Ourmia. Les participants ayant conclu qu’il fallait mettre un terme à cette grève par tous les moyens, les détenus ont été agressés et menacés. Mais les prisonniers n’ont pas renoncé à leur mouvement et au 24 décembre, un rapport de Human Rights Activists News Agency faisait état de 13 d’entre eux dont l’état de santé était critique. Deux d’entre eux, Ali Ahmad Soleymani et Khazar Rasoulizadeh ont été emmenés à l’hôpital de la prison mais ils ont refusé tout sérum.

Finalement, le 25 décembre à 11 heure du soir, les 27 prisonniers de la section 12 ont cessé leur mouvement, après 33 jours de grève de la faim, alors que les autorités ont enfin accédé à leurs demandes, comme l’un d’eux l’a confirmé à HRANA : « Les autorités de la prison ont promis d’accéder à toutes nos demandes et ont transféré 32 prisonniers apolitiques de la section 12, tandis que 13 politiques sont venus. Il reste cependant 20 prisonniers apolitiques dans la section 12 et la règle qui veut la « séparation des crimes » n’est pas encore entièrement appliquée ». Mais d’après lui, les autorités de la prison ont promis que la section 12 serait uniquement réservée aux politiques. Le seul détenu à continuer de refuser de s’alimenter est Alireza Rasooli qui n’a toujours pas reçu de traitement pour son cancer.

Source : N° 357 - Bulletin mensuel de liaison et d'information de l'Institut kurde de Paris

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